J’ai eu la chance de grandir 25 ans dans une maison arborée de la banlieue parisienne.

  • Un cadre privilégié.

Le soir, lorsque je m’engageais dans mon avenue, la fraicheur et les bruissements de feuilles me faisaient basculer de l’autre côté. Dans un monde où la nature force joliment la porte des maisons, où les oiseaux piaillent à vos fenêtres, où les fourmis entrent pour se rafraîchir, où les odeurs terriennes se révèlent, portées par un souffle. Bref, un lieu d’habitation paisible et vivant.

Chez nous, la végétation possédait le jardin, car nous étions paresseux et nuls en jardinage. Aux beaux jours, nous le visitions, le temps d’une sieste ou d’une lecture, installés au creux d’une persienne. Notre place était toujours la même, au pied du poirier, immense et amical. 

J’ai ensuite habité à Boulogne Billancourt. Les arbres ne faisaient plus partie de ma vie. J’apercevais au loin le bois de Boulogne et observait, abasourdie, la foule de fenêtres alentours. 

La nuit, la ville devenait une ruche figée et lumineuse, où l’on pouvait voir et être vu. C’est à ce moment que j’ai commencé à jardiner, pour retrouver mes repères. 

  • Mes premières plantes

Ce premier et modeste projet de végétalisation m’a valu d’interminables recherches sur le net, des errances systématiques à la jardinerie, où les vendeurs sont traqués comme le loup blanc, et vous expédient en vingt secondes. Vous ajoutez les aller-retours avec la voiture de môman pour acheminer les matériaux, et vous comprenez pourquoi si peu de personnes jardinent en ville.

Bref, j’ai mesuré l’immense galère du jardinage pour un particulier…motivé. 

Manque de temps, de connaissances, d’accompagnement et de distributeurs de proximité, tout ça en ajoutant un budget significatif… L’origine du fossé urbains / monde végétal est vite trouvée. 

À cette époque, j’ai rencontré celui avec qui je partage ma vie. 

  • Un « poil-à-gratter » d’amour

Un être diamétralement opposé à mes convictions d’écolo, un grand carnivore, « allergique » aux légumes, pas du tout affolé par le réchauffement climatique, mais avec un beau pass navigo.

Étant écolo depuis l’âge de 15 ans, notre histoire donne lieu à des vifs échanges.

J’ai rapidement compris qu’il était (très généralement) impossible d’imposer son interprétation du monde à quelqu’un. Le réel est propre à tout individu, il se construit avec un vécu, une sensibilité, des connaissances et aussi des croyances. 

Cette expérience de la contradiction me fut profitable. J’ai appris à lâcher prise, à accepter les sensibilités opposées, et j’ai surtout pu me débarrasser de mes angoisses d’avenir.

  • L’envie de renforcer le lien entre les plantes et nous.

Car oui, la nature/Nature est une source infinie de découvertes et d’inspiration pour l’humanité. Depuis toujours, nous l’avons étudiée, observée, redoutée et exploitée. Elle existe sous forme végétale, animale. Elle est aussi nous.

Alors, après un an de réflexion, je lance une offre, répondant au style de vie et aux contraintes des urbains, afin de créer un premier contact entre un citadin et une plante.

Vous trouverez sur ce blog des conseils, tutos de jardinage, des updates scientifiques sur le monde végétal, ainsi que des extraits philosophiques sur l’Homme et son environnement. 

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